1 post tagged “28 weeks after”
... les Zlygx règnent en maître sur la Galaxie. Toujours plus avides de pouvoir, ils mettent planète après planète sous leur joug impitoyable. Ils ont réduit des centaines d'espèces en esclavage et rien ne peut les arrêter... jusqu'à ce qu'ils découvrent cette planète bleue, à l'apparence calme, des ruines d'une ancienne civilisation, depuis longtemps éteinte, des animaux bipèdes guère intelligents.
Un specimen est capturé, les Zlygx n'en tirent rien et décident de le propulser dans l'espace mais l'un d'eux se faire mordre par ce bipède enragé. C'est le début d'une épidémie enrayée suite à un combat furieux dans les soutes du vaisseau. Tous les specimens sont éradiqués et les survivants rentrent sur la planète mère afin de faire leur rapport. Mais ils ramènent avec eux un terrible chargement...
Voilà en gros, ce qui pourrait être le scénario de 28 siècles plus tard (2017), la suite de 28 décénnies plus tard (2014), elle-même suite de 28 ans plus tard (2012), suite de 28 mois plus tard (2009), suite de 28 semaines plus tard (2007), suite de -enfin- 28 jours plus tard (2004).
Comme vous pouvez le deviner, j'ai vu 28 semaines plus tard au cinéma pas plus tard qu'hier et voici un bref aperçu de ce qui peut vous attendre...
Tout d'abord, pas besoin d'avoir vu 28 jours plus tard pour se voir sa suite. Celle-ci est indirecte et l'introduction du film, qui se déroule quelques jours après le début du fléau, suffit largement à se mettre dans le bain. Cette scène, réalisée en partie par Danny Boyle et mise en musique par le très Godspeedien John Murphy, est d'ailleurs le point d'orgue du film.
En effet, difficile de faire mieux tant celle-ci nous fait passer par tout un tas de sentiments et pose des bases qui ne seront jamais véritablement exploitées. Pour résumer, quelques survivants, cloîtrés dans une maison de campagne, s'apprête à manger un plat fort peu ragoûtant quand une petite tête blonde frappe à la porte renforcée. Ni une ni deux, on le fait rentrer mais voilà que ce gentil petit garçon était poursuivi par des dizaines de zombies affamés qui prennent d'assaut la maison.
Une mise en scène épileptique, des cris qui fussent, des regards parlant, la montée en puissance de l'horreur soutenue par le "In The House - In The Hearbeat" de John Murphy et enfin la fuite de Robert Carlyle (Trainspotting, The Full Monty) poursuivi par les zombies.
Et après, me direz-vous? Bah après ça se corse. On nous explique ce qu'il s'est passé depuis le début de l'épidémie, comment l'armée américaine a pris place dans Londres et comment les zombies sont tous morts, faute de nourriture humaine à se mettre sous la dent. Et puis le film, une succession de fuites face aux zombies avec une utilisation crescendo des armes de destruction par l'armée américaine commandée par l'acteur Idris Elba, le cultissime Russel "Stringer" Bell de la série américaine The Wire.
28 semaines plus tard, c'est le syndrôme 28 jours plus tard, un brin de réflexion en moins. Après un début splendide (pour 28 jours plus tard, c'est la cavalcade du héros dans le Londres vide sur fond de East Hastings - Godspeed You ! Black Emperor et AM 180 - Grandaddy) le film peine à retrouver de la qualité et seules certaines scènes sortent du lot. Là où 28 jours plus tard accentuait le trash avec ces militaires anglais pervers et la folie qu'ils provoquent chez le héros, 28 semaines plus tard multiplient les Headshots tel un gamer virtuose dans un jeu video et les armes de destruction massives tel un pseudo-scientifique américan dans son dossier de préparation à la guerre contre l'Irak - Iran - Syrie - Pakistan (rayez la mention inutile).
On ressort donc mitigé du film, qui nous aura parfois fait peur, parfois dégouté, parfois fait rire (ah la scène de l'hélicoptère faucheur) et presque fait pleurer (les yeux de la jolie Rose Byrne dans l'antre de Wembley).
Je parlais de "Je suis une légende" dans mon post précédent. Les débuts des "28..." c'est un peu ce qu'on attend d'une adaptation de ce bouquin. Le reste, c'est à l'avenant, dommage parce qu'un peu plus de sobriété et un dosage plus parcimonieux des zombies aurait pu faire de ces 2 films de grands films.
Ici, ce ne sont que des films sympas.
ps le gamin est l'un des points faibles du film. Certes il n'atteint pas le niveau de médiocrité scénaristique des gamins de "La guerre des mondes" mais bon sang, un peu de crédibilité serait la bienvenue. Là, pendant 20 minutes, on a un gamin de 12 ans (flanqué d'une femme blessée à la jambe qui plus est) qui court plus vite que des zombies déchaînés, insensibles à la fatigue. Du grand n'importe quoi.